Elle est invincible. En plus d’être une belle femme. Généreuse. Capable de tout. Joëlle Boutin réussit tous les projets dans lesquels elle s’implique. Ce n’est pas de la chance ! Non. C’est un amalgame de travail acharné et une vision du monde qu’elle sait matérialiser. Elle croit en ses projets et s’envole (clin d’œil aux hirondelles qu’elle aime tant) en se liant à des collaborateurs en qui elle a toute confiance.

Femme d’affaires, as du marketing et adroite communicatrice

Invincible JoëlleJoëlle Boutin est une entrepreneure de la région de Québec qui s’est lancée dans la conception d’ensembles de literies pour bébés et enfants en coton biologique, réalisés en collaboration avec des artistes de talent (Ateliers edële). Cette expérience entrepreneuriale lui a permis de visiter l’Inde afin de sélectionner les textiles utilisés dans la fabrication des literies, mais aussi de s’assurer que les méthodes de fabrication ainsi que les sous-traitants rencontrent ses valeurs de développement durable.

As du marketing et adroite communicatrice, elle se laisse toujours guider par ses valeurs liant bien souvent entraide et communauté et porte son message à travers la francophonie. Elle a cofondé Femmes Alpha, une organisation qui met en lumière les femmes qui ont le feu dans les yeux. Le blog regroupe des collaborateurs de tous horizons, hommes et femmes, qui y partagent leur vision et leur conception du monde.

Et comme si ce n’était pas assez, Joëlle Boutin est aussi une passionnée de course à pied. Elle a participé, en 2015, à sa première course d’endurance : l’Ultra-Trail Haricanna du Canada (UTHC). Elle est venue à bout de cette épreuve de 28 kilomètres en montagne, un pas à la fois, alors qu’elle s’était blessée lors de son entraînement préparatoire. Une épreuve pour laquelle elle a dû se concentrer sur son but et garder son focus sur la ligne d’arrivée…

Joëlle Boutin, invincible ambassadrice

Joëlle et BorisTrail, semi-marathon en plus des kilomètres quotidiens, ce n’est pas pour rien qu’elle a été choisie comme ambassadrice canadienne de Jogg.in, la première communauté running qui met en relation des coureurs du monde entier. Bien au-delà de ce qui se passe sur la toile, Jogg.in est un mode de vie communautaire auquel Joëlle adhère. Elle y contribue activement en collaborant au blog Jogg.in.

Et maintenant? Joëlle s’engage à démontrer que les mères (eh oui, elle est aussi maman!) peuvent concrétiser des projets d’aventure ! Elle collabore à la mission The Human Beauty Project avec son amie Maryse Cléro-Nobréga, une quête d’elles-mêmes, mais aussi de l’être humain dans sa fragilité et sa puissance. Ce projet consiste en une traversée du Sri Lanka combinant moto (1400 kilomètres), trek (5000 marches) et course à pied (45 kilomètres). Gageons que vous voudrez les suivre dans cette aventure !

Faire de ses rêves une réalité

Joëlle, c’est l’incarnation des rêves qui se combinent à la réalité, des visions d’envergure qui se concrétisent, mais aussi de la Vie avec un grand « V » qui se vit selon sa plus simple expression. Celle qui est aussi à l’aise à l’étranger qu’à la maison nous propulse vers nos ambitions aussi bien qu’elle nous canalise vers nos aspirations. Sa collaboration au changement social lui ressemble, forte et sensée, mais nous permet aussi de croire que tout est possible.

Portrait rédigé par Josée Goupil – Directrice des opérations, Femmes Alpha

 

Premier récit de Joëlle Boutin sur notre blog :

Courir dans le ghetto et tomber en amour 

Il y a exactement un mois, je quittais ma banlieue tranquille de la rive-sud pour venir installer ma petite famille dans le quartier Saint-Sauveur de Québec. Dans le ghetto quoi.

Dans mon adolescence, ce quartier ainsi que St-Roch étaient vraiment les ghetto de québec, les quartiers les plus défavorisés. Familles très pauvres, prostitués, junky, sans-abri, réfugiés s’y agglutinaient, et nous, les jeunes de familles plus nanties évitions ces quartiers très louches.

Même avant d’y aménager, il y a un mois, je n’étais vraiment pas certaine. Est-ce que mes enfants vont être heureux dans le ghetto? Est-ce sécuritaire? Il me semble que c’est un peu crade comme secteur…

Oui, je sais, je suis bourrée de préjugés.

Puis, je me suis mise à courir dans le secteur. Courir dans les toutes les petites rues, dans le parc Victoria, sur le bord de la rivière Saint-Charles.

Non mais il y a-t’il meilleur moyen de découvrir un quartier qu’à la course avec du bon beat?

Je dois faire une mini parenthèse: bien que j’ai été élevée dans la région de Québec (rive-sud), je n’ai jamais été en amour avec ma région. Je suis plus du style montréalaise cosmopolite ou bien de région (nature, friendly people). Québec, c’est snob.

Et bien, quelque chose de merveilleux m’est arrivée en déménageant dans le ghetto. Je suis tombée en amour.

Je courais un dimanche matin dans mon secteur, dans les petites rues de Saint-Sauveur, devant la nouvelle microbrasserie Griendel, devant les petits cafés, la Chouette et le Renard, et près de la Rivière Saint-Charles…et j’ai soudainement ressenti un amour brute et intense pour ce quartier et pour Québec en général. J’étais remplie de gratitude face à ma chance de découvrir cette beauté véritable à la fois urbaine et humaine. Je disais littéralement merci en boucle dans ma tête.

Tout ça, en courant.

Merci Québec d’être si unique.

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Benoist Jean-Philippe

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